Notalune

Existe-t-il une application qui écrit le nom des notes sur une partition photographiée ?

Oui : Notalune photographie une partition imprimée et écrit le nom de chaque note sur la note elle-même. Autant vous prévenir tout de suite : cette application, c'est moi qui l'ai faite. Photographe de métier, jamais professeur de musique, je l'ai faite pour mes propres soirées : je cherchais exactement cet outil et je ne l'ai trouvé nulle part. Vous lisez donc celui qui la vend, ce qui vous autorise à me demander des comptes. Je commence par ce qu'elle ne sait pas faire.

Elle ne joue pas le morceau. Elle ne transforme pas un enregistrement en partition. Elle n'apprend pas le rythme, qui restera entre vous et le métronome. Elle ne lit pas l'écriture manuscrite. Si c'est l'une de ces quatre choses qu'il vous faut, autant fermer cette page maintenant.

Elle lit le papier imprimé, et rien d'autre

Reste un domaine étroit : du papier imprimé, photographié de près, une mesure ou une ligne à la fois. La page entière marche aussi, un PDF importé également. Les noms se posent sur les têtes de notes, dans le système que vous préférez : do ré mi, les lettres anglaises, le H allemand et tchèque, ou les katakana japonais.

Un exemple, plutôt qu'une promesse. « Les Moulins de mon cœur », musique de Michel Legrand, écrite en 1968 pour L'Affaire Thomas Crown, paroles françaises d'Eddy Marnay. Elle arrive en chant-piano : trois portées, la ligne de chant au-dessus des deux mains, et assez d'altérations pour qu'on hésite souvent. Une page pareille, je ne la photographie pas d'un bloc. Je cadre deux mesures, je lis, j'avance, et je reprends l'appareil au doute suivant. C'est plus lent, et plus honnête sur ce qui a été lu.

Tout se passe sur l'appareil. Aucun compte, aucune photo qui part quelque part : l'application ne contient pas une ligne de code réseau et fonctionne en mode avion.

Elle préfère laisser vide plutôt que deviner

Quand la reconnaissance hésite sur une note, la note reste vide. C'est une décision de conception : un blanc vous renvoie à la partition pour quelques secondes, tandis qu'un nom faux descend dans les doigts sans prévenir et s'y installe. L'écart pèse surtout sur celui qui travaille seul et n'a personne pour le reprendre.

Elle se trompe quand même, parfois. Voici la faute que je rencontre le plus souvent. Une page à bémols, l'armure prise dans l'ombre du bord de la feuille, et les si s'affichent sans leur bémol : vous lisez si là où la page demande si bémol. Rien ne clignote. Ce nom-là a la même allure tranquille que les justes, parce que la note, elle, a été vue proprement. Le principe ne tient donc jamais tout seul. Une touche allume le feu tricolore, qui teinte chaque nom du vert au rouge selon la confiance de la reconnaissance : une note mal vue se repère ainsi, une armure ratée non. C'est pourquoi un bandeau s'affiche sous la mesure lue et demande si la clé et l'armure sont bonnes, à confirmer ou à changer d'une touche ; une croix le referme. Chaque nom se corrige ensuite en deux touches, et la correction reste.

Elle est faite pour qu'on l'éteigne

Les noms vivent sur un calque posé au-dessus de votre page. Ils ne touchent pas le papier, et un calque, cela se retire. Toute la différence avec le crayon est là : le nom écrit à la mine au-dessus de la deuxième mesure de Legrand y sera encore dans six mois, et la gomme laissera un gris à l'endroit où vous aviez douté. Le calque s'en va sans rien laisser, et revient à la demande.

Une touche sur l'œil masque tous les noms d'un coup, et la même page devient un contrôle. Une application qu'on ouvre de moins en moins fait ici son travail, et cet objectif a décidé de la moitié des boutons. Pourquoi les noms finissent par tenir sans elle, j'en parle dans retenir le nom des notes. Reste à savoir si des noms écrits sur une partition sont pédagogiquement souhaitables. La question est légitime, et les éléments sont réunis sur la page pour les enseignants ; je ne vais pas en donner ici le résumé qui m'arrange.

Elle coûte une fois

La version gratuite n'est pas une démonstration de trois jours, et elle ne se périme pas. Une soirée avec elle ressemble à ceci : vous ouvrez le recueil au passage qui coince depuis samedi, vous photographiez la mesure, vous lisez, vous corrigez un nom, vous jouez. Une lecture rapide vient d'être décomptée. Il y en a dix au total, une fois pour toutes, pas dix par jour. Photographier la page entière ou importer un PDF marche aussi ; la limite porte sur la bibliothèque, trois morceaux enregistrés, une page par morceau. Le métronome est gratuit et il le restera.

Notalune Pro retire ces limites. Achat unique, 9,99 €, aucun abonnement, aucun essai qui expire. Le partage familial est inclus, et l'achat vaut sur iPhone et sur iPad.


Écrit par l'auteur de Notalune, l'application iOS faite pour qu'un nom oublié n'arrête plus la séance en plein milieu d'une mesure : vous photographiez vos propres partitions et les noms apparaissent sur les notes. Quand elle hésite, elle préfère laisser la note vide plutôt que deviner, et vous masquez tous les noms en une touche quand vous voulez lire sans aide. D'autres guides dans la rubrique Apprendre · questions : support@notalune.com.